Biologie Maroc
Fiche de révision · S6

Résumé — Géoinformatique

Tout le module en une page : les chapitres condensés en points essentiels, le vocabulaire et les pièges d'examen. Pour la veille de l'épreuve.

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Introduction à la géomatique et aux systèmes d'information géographique

  • Géomatique = géographie + informatique (Bernard Dubuisson, Québec) → gestion des données à référence spatiale.
  • SIG = matériel + logiciel + données + méthodes + utilisateurs, pour saisir, stocker, gérer, analyser, afficher.
  • Logiciel SIG en 5 modules : saisie, stockage/gestion, transformation, sortie, interaction avec l'usager.
  • 4 fonctions clés : visualiser → interroger → gérer → analyser.
  • SIG ≠ simple logiciel de dessin ≠ produit acheté clé en main ; se construit par réorganisation de l'information.
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L'information géographique : composantes, image numérique et formats

  • Information géographique = information spatiale (objets graphiques) + information attributaire (table attributaire).
  • 3 composantes : sémantique (attributs) vs géométrique (forme, position) vs topologique (relations entre objets).
  • 3 formes de représentation, complémentaires : image, carte, texte.
  • Résolution (détail au sol) ≠ définition (nombre de pixels) ≠ taille (surface couverte) ; poids dépend de définition + codage + compression.
  • Compression sans perte (TIFF) → analyse scientifique vs avec perte (JPEG) → visualisation courante.
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Le modèle vectoriel et le modèle raster

  • 2 modes numériques : vecteur (points, lignes, polygones) vs raster (matrice de pixels).
  • 3 primitives vectorielles : ponctuel, linéaire, surfacique, chacune reliée à une table attributaire.
  • Données vectorielles organisées en couches (layers) thématiques superposables.
  • Raster : couche matricielle, résolution = taille du pixel au sol, zones regroupées en classes.
  • Vecteur → précision et objets discrets ; raster → phénomènes continus et images satellites ; conversion possible entre les deux.
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Systèmes de référence spatiale : géoïde, ellipsoïde et datum

  • Géoïde = surface équipotentielle de pesanteur, proche du niveau des mers → référence des altitudes.
  • Ellipsoïde de référence = approximation mathématique régulière du géoïde → support des coordonnées.
  • Datum = ellipsoïde + point d'ancrage + orientation ; 2 datums différents → 2 jeux de coordonnées différents pour le même point.
  • WGS84 = système géodésique géocentrique mondial, référence du GPS.
  • Réseau géodésique horizontal (positions) vs réseau de nivellement (altitudes) : deux réseaux distincts.
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Systèmes de coordonnées et projections cartographiques

  • Coordonnées géographiques : latitude (0-90°, N/S) et longitude (0-180°, E/O) sur l'ellipsoïde.
  • Coordonnées cartésiennes géocentriques (X, Y, Z) : origine au centre de la Terre, utilisées par le GPS.
  • Projection cartographique = transformation coordonnées géographiques → coordonnées projetées (X, Y planes) ; déformation toujours inévitable.
  • 3 surfaces de projection : cylindrique (équateur), conique (latitudes moyennes, territoires allongés E-O), azimutale (pôles, point central).
  • Conforme (angles) vs équivalente (surfaces) vs équidistante (distances) : propriétés incompatibles entre elles.
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Les systèmes de référence et de projection au Maroc

  • Datum géodésique local marocain établi au XXe siècle, sur point fondamental national → base du cadastre historique.
  • Réseau géodésique horizontal (triangulation) + réseau de nivellement général distinct pour les altitudes.
  • Cartographie officielle marocaine : projection conique conforme de Lambert, plusieurs zones selon la latitude.
  • GPS et WGS84 → référentiel géocentrique moderne, distinct de l'ancien référentiel local.
  • Toujours vérifier le système de référence d'une couche avant de la croiser avec d'autres dans un SIG.
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Structuration et gestion des données dans un SIG

  • Couche informatique = objets de même thème et même géométrie + table attributaire liée.
  • Base de données SIG = lien cohérent entre composante géométrique et composante attributaire.
  • Types de champs : texte, numérique, date, géométrique → conditionnent les opérations possibles.
  • SQL → requêtes attributaires (valeur d'un champ) ; SIG ajoute les requêtes spatiales (position, topologie).
  • Métadonnées (source, date, échelle, référentiel) → évaluent la qualité ; mise à jour régulière indispensable.
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Analyse spatiale, télédétection et applications en sciences de la Terre

  • Analyse spatiale : croisement de couches, buffers (voisinage), opérations topologiques, algèbre de cartes (raster).
  • Télédétection = acquisition d'information à distance par mesure du rayonnement électromagnétique réfléchi ou émis.
  • Signature spectrale propre à chaque surface (végétation, eau, roche) → base de la classification d'images.
  • Capteur passif (optique, dépend de la lumière) vs capteur actif (radar, jour/nuit, à travers les nuages).
  • Applications en sciences de la Terre : cartographie lithologique et structurale, érosion, risques naturels, prospection minière.

Vocabulaire à connaître par cœur

Géomatique
gestion informatisée des données à référence spatiale
SIG
système de saisie, gestion, analyse et affichage de données géoréférencées
Couche (layer)
ensemble d'objets d'un même thème, superposable
Table attributaire
données descriptives liées à un objet géographique
Raster
modèle en matrice de pixels
Géoïde
surface de référence des altitudes
Ellipsoïde
approximation mathématique de la Terre
Datum
ellipsoïde + point d'ancrage + orientation
Projection conique conforme
projection utilisée pour la carte du Maroc
SQL
langage d'interrogation des bases de données
Télédétection
acquisition d'information à distance par rayonnement
Signature spectrale
réponse caractéristique d'une surface selon le spectre