Biologie Maroc
Fiche de révision · S6

Résumé — Hydrogéologie

Tout le module en une page : les chapitres condensés en points essentiels, le vocabulaire et les pièges d'examen. Pour la veille de l'épreuve.

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Généralités sur l'hydrogéologie et le cycle de l'eau

  • Hydrogéologie (eau souterraine) ≠ hydrologie (eaux de surface) ≠ hydraulique (écoulement des fluides, ingénieur).
  • Cycle de l'eau : P = E + R + I ; cycle équilibré sur le long terme à l'échelle globale.
  • Précipitations efficaces = P − évapotranspiration → se répartissent en ruissellement (R) et infiltration (I).
  • Océans = réservoir dominant ; eaux souterraines = premier réservoir d'eau douce liquide, devant lacs et rivières.
  • Temps de renouvellement : très court (atmosphère, biosphère) vs très long (calottes glaciaires, nappes profondes).
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Bassins versants et hydroclimatologie

  • Systèmes emboîtés : bassin hydrologique (topographique) ⊃ bassin hydrogéologique (réel, structure géologique) ⊃ aquifère.
  • Indice de compacité proche de 1 → bassin compact → réponse rapide aux crues.
  • Pluie moyenne sur bassin : méthode arithmétique < polygones de Thiessen < isohyètes (précision croissante).
  • ETP (potentielle, sans limite d'eau) ≥ ETR (réelle, limitée par la disponibilité en eau du sol) toujours.
  • Bassin hydrogéologique peut différer fortement du bassin topographique en contexte karstique.
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Hydrométrie et bilan hydrique

  • Jaugeage direct (moulinet, dilution) → calage d'une courbe de tarage hauteur ↔ débit pour le suivi en continu.
  • Hydrogramme de crue : montée → pic → décrue → tarissement (soutenu par les réserves souterraines).
  • Temps de concentration = durée pour qu'une goutte du point le plus éloigné atteigne l'exutoire.
  • Bilan hydrologique : P = ETR + R + I ± ΔS ; ΔS souvent négligé sur une année hydrologique complète.
  • Coefficient de ruissellement élevé en zone imperméabilisée, faible en bassin perméable et boisé.
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Les aquifères : propriétés physiques des roches réservoirs

  • Aquifère (perméable, productif) → aquitard (semi-perméable, drainance) → aquiclude (imperméable) → aquifuge (imperméable, non poreux).
  • Porosité totale vs porosité efficace : seule l'eau interconnectée non retenue par capillarité est mobilisable (argile : poreuse mais peu perméable).
  • Milieu poreux (écoulement diffus) vs milieu fissuré vs milieu karstique (conduits, écoulement rapide).
  • Nappe libre : niveau piézométrique = limite zone saturée/non saturée, coefficient d'emmagasinement ≈ porosité efficace.
  • Nappe captive : eau sous pression, forage artésien possible, coefficient d'emmagasinement très faible (compressibilité seule).
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Écoulement souterrain et loi de Darcy

  • Loi de Darcy : débit ∝ surface de la section × gradient hydraulique, coefficient = perméabilité k.
  • Charge hydraulique = charge de position + charge de pression ; écoulement de la charge forte vers la charge faible.
  • Vitesse de Darcy (fictive, toute la section) vs vitesse réelle = vitesse de Darcy / porosité efficace.
  • Transmissivité = perméabilité × épaisseur saturée de l'aquifère.
  • Darcy valide en écoulement laminaire et milieu poreux ; limite en milieu karstique (turbulence) ou près d'un captage.
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Piézométrie et cartographie des aquifères

  • Niveau piézométrique = altitude de l'eau à l'équilibre atmosphérique, mesuré au piézomètre.
  • Carte piézométrique : courbes isopièzes = points de même charge ; écoulement perpendiculaire aux isopièzes.
  • Isopièzes resserrées → fort gradient ; isopièzes convexes vers l'aval → zone d'alimentation.
  • Nappe drainante (nappe > rivière) → soutien d'étiage vs nappe influente (rivière > nappe) → recharge par la rivière.
  • Carte à différentes saisons → suivi du battement de la nappe (hautes eaux / basses eaux).
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Essais de pompage et caractérisation hydrodynamique

  • Essai de pompage : débit contrôlé au puits + suivi du rabattement au puits et en piézomètres d'observation.
  • Cône de rabattement maximal au puits ; rayon d'action croît avec T, diminue avec S (captif > libre en vitesse d'extension).
  • Régime permanent (Thiem, Dupuit) → transmissivité T seule ; régime transitoire (Theis, Jacob) → T et coefficient d'emmagasinement S.
  • Nappe libre : dénoyage des pores au voisinage du puits → correction du rabattement nécessaire.
  • Essai par paliers de débit → performances du puits et débit d'exploitation optimal, pas les paramètres de l'aquifère.
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Hydrochimie et qualité des eaux souterraines

  • Faciès chimique = éléments dominants (cations Ca²⁺, Mg²⁺, Na⁺, K⁺ ; anions HCO₃⁻, SO₄²⁻, Cl⁻), hérité de la lithologie traversée.
  • Carbonatée → faciès bicarbonaté calcique ; évaporitique → faciès sulfaté ou chloruré sodique.
  • Conductivité électrique ∝ minéralisation totale ; dureté (TH) = teneur en Ca²⁺ + Mg²⁺ uniquement.
  • Diagramme de Piper (classification du faciès) vs diagramme de Stiff (représentation visuelle rapide, cartographiable).
  • Intrusion saline côtière (relation de Ghyben-Herzberg) : baisse du niveau piézométrique par surexploitation → remontée de l'interface salée.

Vocabulaire à connaître par cœur

Aquifère
roche perméable et productive en eau
Aquitard
roche semi-perméable, drainance possible
Porosité efficace
eau mobilisable par gravité
Perméabilité (k)
aptitude à transmettre l'eau
Charge hydraulique
énergie de l'eau, en mètre
Transmissivité
perméabilité × épaisseur saturée
Niveau piézométrique
altitude de la surface de la nappe
Isopièze
courbe de même charge hydraulique
Rabattement
baisse du niveau due au pompage
Coefficient d'emmagasinement
eau libérée par baisse unitaire de charge
Faciès chimique
éléments dominants d'une eau
Intrusion saline
avancée de l'eau de mer dans l'aquifère côtier