Biologie Maroc
Fiche de révision · S5

Résumé — Écologie générale II

Tout le module en une page : les chapitres condensés en points essentiels, le vocabulaire et les pièges d'examen. Pour la veille de l'épreuve.

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Notions sur la dynamique des populations

  • Population = individus d'une même espèce, même espace, interféconds ; propriétés émergentes : effectif, densité, structure d'âges, sex-ratio.
  • Bilan : N final = N initial + natalité + immigration − mortalité − émigration ; population fermée → N − M seulement.
  • r = b − d : r > 0 croissance, r = 0 équilibre, r < 0 déclin ; natalité et longévité physiologiques > écologiques.
  • Facteurs indépendants de la densité (gel, sécheresse, incendie) modifient l'effectif ; facteurs dépendants de la densité (compétition, prédation, parasites) le régulent.
  • Fluctuations saisonnières (plancton, pucerons) vs pluriannuelles irrégulières (criquet pèlerin) vs cycliques (campagnols ≈ 4 ans, lièvre-lynx ≈ 10 ans).
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Caractéristiques des populations : effectif, densité et répartition spatiale

  • Densité brute (aire totale prospectée) vs densité écologique (surface réellement habitable) : densité écologique ≥ densité brute.
  • Quadrats pour les espèces fixées ; capture-marquage-recapture pour les animaux mobiles ; indices d'abondance (terriers, crottes, CPUE) à effort constant.
  • Lincoln-Petersen : N = (M × n)/m — exemple M = 100, n = 120, m = 20 → N = 600.
  • Hypothèses de la CMR : population fermée, marquage durable et neutre, mélange complet, captures équiprobables.
  • Dispersion diagnostiquée par s²/m : ≈ 1 aléatoire, < 1 régulière (territorialité, allélopathie), > 1 agrégative (la plus fréquente) ; effet Allee = densité trop faible défavorable.
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Croissance des populations : modèles exponentiel et logistique

  • Potentiel biotique r max (conditions idéales) vs résistance du milieu (facteurs limitants) → croissance réalisée.
  • Exponentiel : dN/dt = rN → N = N₀e^(rt), courbe en J ; en semi-log, droite de pente r ; λ = e^r (λ > 1 croissance, λ < 1 déclin).
  • Temps de doublement = ln 2/r ≈ 0,693/r ; r = 0,05 an⁻¹ → doublement en ≈ 14 ans.
  • Logistique : dN/dt = rN(K − N)/K, courbe en S ; phases latence → accélération → ralentissement → plateau à K.
  • Point d'inflexion en N = K/2 : dN/dt maximal → rendement soutenu maximal en halieutique ; ne pas confondre avec le maximum de N (= K).
  • Limites : K supposé constant, réponse instantanée, pas de structure d'âges ; les retards produisent dépassement puis oscillations.
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Démographie : tables de survie, courbes de survie et pyramides des âges

  • Table de survie : lx = ax/a₀ → dx = lx − lx+1 → qx = dx/lx → ex (espérance de vie restante).
  • Table de cohorte (horizontale, dynamique) vs table statique (verticale, hypothèse de population stationnaire).
  • R₀ = Σ lxmx : > 1 croissance, = 1 remplacement, < 1 déclin ; T = Σ x·lxmx/Σ lxmx ; r ≈ ln R₀/T.
  • Courbes de survie : type I convexe (homme, grands mammifères), type II rectiligne (hydre, oiseaux), type III concave (poissons, invertébrés, arbres).
  • Pyramide des âges : base large → expansion, cloche → stationnaire, urne → régression ; groupes pré-, en et postreproducteurs.
  • Sex-ratio primaire (fécondation) → secondaire (naissance, ≈ 1:1) → tertiaire (adultes) ; un fort déséquilibre réduit l'effectif efficace.
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Stratégies démographiques r et K et régulation des populations

  • Énergie finie → compromis entretien / croissance / reproduction ; nombre de descendants vs investissement par descendant.
  • Semelparité (saumon, agave, annuelles) vs itéroparité (arbres, vertébrés, vivaces).
  • Stratège r : petite taille, maturité précoce, fécondité énorme, type III, milieux instables ; stratège K : grande taille, longévité, soins parentaux, type I, milieux stables proches de K.
  • Régulation extrinsèque (compétition, prédation, parasites) vs intrinsèque (territorialité, hiérarchie, stress, émigration) — toujours dépendante de la densité.
  • Nicholson (facteurs biotiques régulateurs) vs Andrewartha-Birch (facteurs climatiques) → synthèse : le climat fixe l'amplitude, la densité assure le retour à l'équilibre.
  • Métapopulation : équilibre extinction/recolonisation, taches sources vs puits ; fragmentation → isolement, consanguinité, d'où les corridors écologiques.
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Compétition intraspécifique et interspécifique

  • Compétition (−, −) : uniquement pour une ressource limitante ; par exploitation (stock commun) ou par interférence (combats, territorialité, allélopathie, antibiose).
  • Intraspécifique = chevauchement total des besoins → la plus intense, strictement dépendante de la densité, responsable du plateau logistique.
  • Scramble (partage égal, tous souffrent, effondrements) vs contest (quelques gagnants, effectifs stabilisés) ; autoéclaircie des peuplements végétaux denses.
  • Lotka-Volterra compétition : dN₁/dt = r₁N₁(K₁ − N₁ − α₁₂N₂)/K₁ ; coexistence seulement si compétition intraspécifique > interspécifique chez les deux espèces.
  • Principe de Gause (Paramecium aurelia élimine P. caudatum) : même niche + milieu stable et limitant → exclusion compétitive.
  • Coexistence réelle par partage des niches (spatial, temporel, trophique) : niche réalisée < niche fondamentale (balanes de Connell) → déplacement de caractères.
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Prédation, parasitisme et relations positives

  • Signes : compétition (−,−), prédation et parasitisme (+,−), amensalisme (0,−), commensalisme (+,0), mutualisme et symbiose (+,+), neutralisme (0,0).
  • Lotka-Volterra proie-prédateur : dN/dt = rN − aNP, dP/dt = baNP − mP → oscillations couplées, pic du prédateur décalé après celui de la proie (lièvre-lynx ≈ 10 ans).
  • Réponses fonctionnelles de Holling : type I linéaire, type II hyperbolique saturante (la plus fréquente), type III sigmoïde (seule régulatrice à faible densité) ; réponse numérique = hausse de l'effectif de prédateurs.
  • Prédateur (tue plusieurs proies) vs parasite (ne tue pas, ecto- ou endoparasite, cycle direct ou à hôte intermédiaire) vs parasitoïde (tue un hôte unique, lutte biologique).
  • Coévolution hôte-parasite : baisse de virulence quand la transmission dépend de la survie de l'hôte ; épidémie seulement au-dessus d'une densité seuil d'hôtes.
  • Symbioses clés : mycorhizes (eau et phosphore, > 80 % des plantes vasculaires), Rhizobium des légumineuses (azote), lichens (bioindicateurs de l'air), flore des ruminants (cellulose).
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Structure et dynamique des communautés : successions et biodiversité

  • Biocénose décrite par richesse spécifique S, abondances relatives, fréquence (constantes, accessoires, accidentelles), strates ; espèces clés de voûte, ingénieurs, bioindicatrices.
  • Shannon H' = −Σ pᵢ log₂ pᵢ (max = log₂ S) ; équitabilité E = H'/log₂ S ∈ [0 ; 1] ; Simpson D = Σ pᵢ² mesure la dominance, 1 − D la diversité.
  • Diversité alpha (dans un habitat) → bêta (renouvellement entre habitats) → gamma (régionale).
  • Succession primaire (substrat vierge, lichens pionniers, siècles) vs secondaire (sol et banque de graines conservés, décennies).
  • Tendances de la succession : biomasse ↑, stratification ↑, diversité ↑, cycles plus fermés, P/R → 1, stratèges r → stratèges K, jusqu'au climax (chêne vert, cédraie, arganeraie).
  • Perturbations intermédiaires → diversité maximale ; S = c·A^z et biogéographie insulaire (taille et isolement) ; menaces : fragmentation, surexploitation, invasives, pollution, climat.

Vocabulaire à connaître par cœur

Démécologie
Étude quantitative des populations et de leurs variations d'effectif.
Densité écologique
Effectif rapporté à la seule surface réellement habitable.
Capacité limite K
Effectif maximal durablement soutenu par un milieu.
Potentiel biotique
Taux d'accroissement maximal en conditions idéales.
Effet Allee
Baisse du taux de croissance quand la densité devient trop faible.
Table de survie
Tableau donnant lx, dx, qx et ex par classe d'âge d'une cohorte.
R₀
Taux net de reproduction : nombre moyen de filles par femelle.
Stratège r
Espèce à fécondité élevée et cycle court des milieux instables.
Stratège K
Espèce longévive et compétitive des milieux stables saturés.
Exclusion compétitive
Élimination d'une espèce par une autre de même niche (Gause).
Niche réalisée
Portion de la niche fondamentale effectivement occupée face aux compétiteurs.
Climax
Stade terminal stable d'une succession, en équilibre avec le climat régional.